À toute nouvelle... 
À toute nouvelle
mauvaise réflexion sur ma vie
j’ai imaginé une réplique :
« Plus le temps passe, plus mes jours
sont jours de tristesse. »
Je crois que ça devrait en fermer
plusieurs boîte’ à camembert.
Mise en ligne : dimanche 30 juillet 2017, 16:04
Classé dans : 2014  |  Causeries
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Peu de gens... 
    Peu de gens, te dis-tu, parviendraient à te comprendre. Mais ton personnage serait plus digne d’effort de compréhension que tes poèmes ?
Mise en ligne : samedi 29 juillet 2017, 08:16
Classé dans : 2017  |  Causeries
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Les hommes dans la société... 
Les hommes dans la société
sont comme les pierres
dans le mur.
Quelqu'un qui se tient bien,
ne pas dire qu'il sait se tenir :
il est bien tenu.
Et si cet être
n'est pas hystérique,
il n'est pas libre.
Mise en ligne : samedi 29 juillet 2017, 07:14
Classé dans : 2016  |  Causeries
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Bob le boulanger... 
Bob le boulanger
du quartier bobo
a les mêmes lunettes
que Michel Onfray
et à Canal Bio
la moindre étagère
splendit comme un vers
de Philippe Muray
Mise en ligne : lundi 24 juillet 2017, 08:30
Classé dans : 2013  |  Épigrammes
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Mourir sans famille 
    Chanceux écrivains maudits « tombés dans le domaine public » en même temps que dans la mort. Sans famille comme Rictus, ou dont la famille a refusé un héritage de trop de dettes comme Armand Robin. S’ils ont quelque valeur, ils trouveront quelques rapaces ratés qui s’autoproclameront éditeurs ou critiques. Pour faire fructifier un arbre fraîchement mort, c’est toujours mieux qu'une famille.
Mise en ligne : samedi 4 juin 2016, 11:36
Classé dans : 2014  |  Traces
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Analyses 
Journée vieux gâteux sur France-Culture.
Ginette, petite mémé toujours contente
qui épingle sur son chauffe-eau les photos
de petites filles portées disparues depuis 4 ans...
Mais son mari a fait 36 mois de Guerre d’Algérie.
La sentence ne tarde pas : « Il faudrait
les tuer tous... Yen a pas la moitié d’un qui est bon... »
« Elle parle au lieu de penser », telle est
l’analyse de Sonia, la reporter. [suite...]
Mise en ligne : dimanche 13 mars 2016, 05:28
Classé dans : 2004
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Pas sérieux 
    Le monde autour de moi change sans arrêt. Tout s’écroule sans arrêt tellement il y a sortant de terre, ici des baobabs, là un cactus, plus loin des châtaigniers nains, et si vite, et pour se transformer au premier tournement de dos en charrues multisocs, en colonnes d’oiseaux migrateurs, en espaces vides, que sais-je... Parfois en espoirs partiellement exaucés.
    Mais c’est peut-être mes yeux ou seulement mon système nerveux médian qui ne fonctionneraient pas ?
    Et j’irai dans cet état-là parler aux gens, leur indiquer leurs rues, voter aux élections ? Allons, allons, ça n’est pas sérieux...
    J’espère que vous me comprenez ?
Mise en ligne : dimanche 28 février 2016, 10:56
Classé dans : 2001
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Péché de frime 
    Lundi 2 décembre 2002 — Aussi bien quand je raconte que j’écoute France-Culture, que quand je me montre explorant les dernières radios libres, que quand je fais semblant de m’intéresser aux musiques électroniques... toujours je me ressens en péché de frime ; il est tout à fait certain que le lecteur éventuel se moque de moi. Impossible d’analyser facilement, mais cela détone sûrement avec ce que me souffle ordinairement mon Capitaine Intérieur. Je suis un plouc, un sous-homme. Je n’ai pas le droit d’écrire, voilà la vérité. La démocratie, c’est du théorique. Seuls Philippe Sollers, Christine Angot, le Mari de Claude Sarraute, le fils à Zanini, etc... ont le droit d’écrire. Des gens comme moi qui arrivés à dix-huit ans n’avaient pas lu plus d’une dizaine de livres, qui ont été élevés par des paysans ne parlant pas une langue moderne, s’ils pondent un livre normalement c’est pour écrire comme Pêr-Jakes Hélias, des trucs simplets et gentils.
Mise en ligne : lundi 22 février 2016, 07:00
Classé dans : 2002
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De réfléchir que je suis peut-être une nuisance... 
    De réfléchir que je suis peut-être une nuisance, moi aussi. De m’interroger. On est peut-être tous des nuisances. Chacun est la nuisance de quelqu’un.
    Exister. Exister mais en tremblant lorsqu’on a à dire certaines phrases. Présenter un visage figé dans une configuration qu’on ne peut décrire soi-même (parce qu’on ne se voit pas bien), et que jamais personne ne vous a jamais décrit en faisant usage du langage humain. Ne pas avoir certaines réactions quand certains types d’objets (certaines espèces d’animaux plus précisément) traversent son champ de vision. Ne pas vouloir comprendre ce qu’on ne vous demande absolument pas de comprendre, puisque ça évolue dans un dialogue où rien jamais n’est dit... Peut-on dire que tout ça — figements de visage, non-actes, et les actes exécutés maladroitement — que tout ça ferait partie du lexique d’un deuxième langage humain, langage délaissé des lingüistes, le langage émotionnel c’est peut-être ça ?
    Aucune ligne du Dalloz, aucun code de morale, aucun règlement d’immeuble, rien ne reproche rien à ces attitudes.
Mise en ligne : vendredi 19 février 2016, 08:39
Classé dans : 2002
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