L'Albatroce de Beaudelaire (sonnet) 
Souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes zoiseaux des mers,
Qui suivent, teints dolents, compagnons de voyage,
Les navires zumains sur les gouffres zamers.

Exilé sur un pont, oh mon Dieu ! qu'il est laid
Cet enfant de l'azur ! Qu'il est stupide ! Et veule !
L'un te l'agace au bec avec son brûle-gueule,
L'autre mime en boitant l'infirme qui volait...

Borné dans sa nature, infini dans ses voeux,
Le poête est aussi ce prince des nuées
Qui se présente au monde harcellé de huées,

Comme on voit Villepin s'arracher les cheveux
Tandis que Sarkozy le menace au kärcher :
Ses ailes de géant le gênant pour marcher.
Mise en ligne : lundi 23 avril 2012, 21:00
Classé dans : 2006  |  Figures imposées  |  Recyclages
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Les Mains blanches (sur un poème de Gaston Couté) 


Elle avait les mains blanches, blanches,
    Comme deux frêles branches
         D'un aubier de mai ;
Elle avait les mains blanches, blanches
Et c'est pour ça que je l'aimais.

[suite...]
Mise en ligne : mercredi 11 avril 2012, 14:42
Classé dans : Chansonnette  |  Musicage
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Quelques poèmes de Paul-Jean Toulet 

Mise en ligne : mercredi 11 avril 2012, 00:08
Classé dans : Vocalisation
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Fear no more (Shakespeare) 
Ne redoute plus la chaleur du soleil,
Pas plus que du furieux hiver les rages ;
Tu as ta terrestre tâche achevée,
Rapatrié tu es, bien perçus tes gages :
Précieux gars et filles, tous et toutes ils doivent,
Tels les ramoneurs, partir en poussière.

Ne redoute plus le courroux du puissant,
Te voilà z-au delà des coups des tyrans ;
Souci n’aies plus du vêtement ni du manger ;
Pour toi le roseau équivaut le chêne :
Le roi, le savant, le médecin, ils doivent
Tous subir ce sort, partir en poussière.

[suite...]
Mise en ligne : lundi 2 avril 2012, 11:57
Classé dans : Traduction
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Francis Jammes : La jeune fille 

Mise en ligne : samedi 31 mars 2012, 10:47
Classé dans : Calligraphie  |  1986 et avant
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(Shakespeare) : Sonnet 71 
Tais tes larmes, à ma mort, tout de suite
quand le sinistre glas qui aura suivi mon corps
assez aura le monde informé de ma fuite
d'un monde vil vers l'immonde Ver plus vil encor.
Oui, jamais, si tu relis ces lignes, n'y va chercher
cette mienne main qui les traça, car, tellement t'aimant,
je voudrais hors de ton doux songe être arraché,
plutôt que d'alors penser à moi ne t'aille attristant.
Encore une fois : si ton œil tombe sur ces vers,
quand moi je serai fondu peut-être avec la glaise,
ne va pas même mon pauvre nom distraire :
non : que notre amour avec ma vie se taise ;
  car je crains trop que le monde sage, entendant ta plainte,
  ne t'aille railler, et par ma faute, ma vie éteinte.

[suite...]
Mise en ligne : lundi 27 février 2012, 21:22
Classé dans : Traduction
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En ce moment 
« en ce moment
je n'ai pas envie
d'un mec
le shopping me suffit »
dit-elle à son portable
au milieu des odeurs
de parfums bon marché
de détergents industriels
de pizzas carbonisées
(Patrick Bouvet, Flashes, « shopping »)


« en ce moment je n'ai pas envie d'un mec
le shopping me suffit »
dit-elle à son portable
Mise en ligne : samedi 11 février 2012, 05:43
Classé dans : 2012  |  Recyclages
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Cène 
Ils sont à table
Ils ne mangent pas
Ils ne sont pas
dans leur assiette
Elle est derrière
    leur tête
Mise en ligne : vendredi 20 janvier 2012, 06:58
Classé dans : Traduction
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Comtesse de Charlemieult 
Heure ni heur jamais n'eus-je d'alme lecture
Qu'un retour de châgrin ne me revînt forclure.
Mise en ligne : lundi 9 janvier 2012, 11:02
Classé dans : 2012  |  Recyclages
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